Journal de ch-media

La presse écrite meurt… et l’information?
Le papier a été le principal support de l’information pendant des décennies, que dis-je, il a marqué tout le siècle précédent. Voici que, en Suisse romande, le quotidien gratuit 20 Minutes ne sera disponible qu’en ligne. Autour d’Yverdon-les- Bains, La Région a licencié tout son personnel, pour cause de crise financière. On ne sait pas si la déclaration de 24 Heures de se répandre plus loin que ses bases vaudoises cache une future fusion avec la Tribune de Genève, cette dernière ne conservant que son titre et quelques pages locales. Aucun organe de presse régional ne peut se targuer de rouler sur l’or ou, du moins, d’être à l’aise au point de faire des plans d’avenir. La presse écrite va mal, à l’exception de quelques magazines.
Pour la faire vivre, il n’y a pas de secret: attirer un nombre d’abonnés payants suffisant et, pour une part devenant de moins en moins importante, séduire des annonceurs. Tous ceux qui ont basé leur succès presque exclusivement sur la publicité sont à la peine. La cause est connue: les prescripteurs se sont tournés vers le web. Les abonnés? Les fidèles commencent à prendre de l’âge. Il faut des décisions fermes comme celles prises par la Neue Zürcher Zeitung (NZZ, nous en avons déjà parlé) pour miser sur l’abonnement: investissement dans la rédaction, positionnement revu, changement de rédacteur en chef. La valeur ajoutée ainsi gagnée a été reportée sur le prix de l’abonnement, revu à la hausse. Le succès a suivi. Un cas particulier qui ne peut être reproduit partout.
S’il faut accepter que le paysage des journaux imprimés s’appauvrisse, qu’en est-il de l’information? Nous ne sommes pas encore dans une situation de déserts régionaux. Pour l’éviter, des canaux différents peuvent jouer un rôle proche de celui des journaux. Des newsletters informent, issues de milieux variés: économiques, syndicalistes, culturels, politiques, etc. Le citoyen est appelé à faire lui-même le tri entre ce qui est de l’information brute et ce qui tient de l’influence. Des sites indépendants voient le jour, leur qualité fera, ou non, leur succès. Sur Telegram, X, TikTok même, des comptes locaux fournissent des contenus sur la vie des associations, des citoyens. Les canaux existent, mais le risque de désinformation, de fake news est grand. La qualité journalistique des quotidiens, même parfois controversée, permettait de fonder un avis, en pondérant celui du support selon qu’il était réputé de gauche ou de droite. La sagacité du lecteur des différentes sources à disposition sera de plus en plus mise à contribution.
La différence viendra forcément par l’argent. Les bénévoles, les amateurs qui «jouent» à procurer des contenus ne peuvent avoir qu’une existence réduite. Le modèle économique le plus plausible sera traditionnel: ceux qui désirent de la qualité paieront un abonnement. Parfois, des soutiens officiels aideront à faire connaître les activités d’une région, municipalités, administrations et autres, avec la limite de l’autocensure, déclarée ou inconsciente. Pour le moment, des canaux gratuits en ligne comme ceux du Matin, de 20 Minutes, de Watson, du Blick, s’essaient à une survie avec des inserts publicitaires. La petitesse de la Suisse fait que les infos locales n’y sont pas rares. Mais cela ne remplacera jamais le localier, ce (ou cette) journaliste qui vit sur place, s’imprègne de l’ambiance et recueille les confidences des uns et des autres. Celui ou celle qui trouvera le créneau adéquat pour faire vivre, et vibrer, son coin de pays, aura sûrement de nombreux imitateurs. C’est en tout cas notre espoir.
Pour la faire vivre, il n’y a pas de secret: attirer un nombre d’abonnés payants suffisant et, pour une part devenant de moins en moins importante, séduire des annonceurs. Tous ceux qui ont basé leur succès presque exclusivement sur la publicité sont à la peine. La cause est connue: les prescripteurs se sont tournés vers le web. Les abonnés? Les fidèles commencent à prendre de l’âge. Il faut des décisions fermes comme celles prises par la Neue Zürcher Zeitung (NZZ, nous en avons déjà parlé) pour miser sur l’abonnement: investissement dans la rédaction, positionnement revu, changement de rédacteur en chef. La valeur ajoutée ainsi gagnée a été reportée sur le prix de l’abonnement, revu à la hausse. Le succès a suivi. Un cas particulier qui ne peut être reproduit partout.
S’il faut accepter que le paysage des journaux imprimés s’appauvrisse, qu’en est-il de l’information? Nous ne sommes pas encore dans une situation de déserts régionaux. Pour l’éviter, des canaux différents peuvent jouer un rôle proche de celui des journaux. Des newsletters informent, issues de milieux variés: économiques, syndicalistes, culturels, politiques, etc. Le citoyen est appelé à faire lui-même le tri entre ce qui est de l’information brute et ce qui tient de l’influence. Des sites indépendants voient le jour, leur qualité fera, ou non, leur succès. Sur Telegram, X, TikTok même, des comptes locaux fournissent des contenus sur la vie des associations, des citoyens. Les canaux existent, mais le risque de désinformation, de fake news est grand. La qualité journalistique des quotidiens, même parfois controversée, permettait de fonder un avis, en pondérant celui du support selon qu’il était réputé de gauche ou de droite. La sagacité du lecteur des différentes sources à disposition sera de plus en plus mise à contribution.
La différence viendra forcément par l’argent. Les bénévoles, les amateurs qui «jouent» à procurer des contenus ne peuvent avoir qu’une existence réduite. Le modèle économique le plus plausible sera traditionnel: ceux qui désirent de la qualité paieront un abonnement. Parfois, des soutiens officiels aideront à faire connaître les activités d’une région, municipalités, administrations et autres, avec la limite de l’autocensure, déclarée ou inconsciente. Pour le moment, des canaux gratuits en ligne comme ceux du Matin, de 20 Minutes, de Watson, du Blick, s’essaient à une survie avec des inserts publicitaires. La petitesse de la Suisse fait que les infos locales n’y sont pas rares. Mais cela ne remplacera jamais le localier, ce (ou cette) journaliste qui vit sur place, s’imprègne de l’ambiance et recueille les confidences des uns et des autres. Celui ou celle qui trouvera le créneau adéquat pour faire vivre, et vibrer, son coin de pays, aura sûrement de nombreux imitateurs. C’est en tout cas notre espoir.






