Droit des médias

Un journal gratuit peut-il exiger d'un candidat au parlement qu'il paie pour que son programme politique paraisse dans la partie rédactionnelle? A l'évidence non, car ce faisant il pervertit le mandat démocratique de la presse.

Dans leurs articles humoristiques, les journalistes peuvent-ils exprimer des idées préconçues de caractère généralisant à l'égard de nationalités ou de groupes ethniques? Le Conseil suisse de la presse apporte une réponse différenciée: une telle approche qui généralise est discriminatoire dès qu'elle est liée à une appréciation avilissante.

Le Conseil suisse de la presse reconnaît un droit des médias à l'hyperbole dans les titres, du moment qu'ils n'en deviennent pas trompeurs.

Une contribution satirique peut-elle déformer les faits? Non, dit le Conseil suisse de la presse. Le noyau du message d'une satire, à tout le moins, doit être vrai et la satire doit être reconnaissable comme telle par le public.

La publication de photos non autorisées de victimes requiert l'approbation des proches.