Le plaignant s'était insurgé contre le fait d'avoir été traité de traître et de voleur de données ce qui consistait pour lui une violation du chiffre 1 de la «Déclaration des devoirs et des droits du/de la journaliste» (vérité).

Les deux termes constituaient pour Rudolf Elmer des reproches graves qui auraient demandé son audition. L’article n’étant pas signé, Elmer y voyait en plus une violation du chiffre 7 de la «Déclaration» qui interdit des accusations anonymes ou gratuites. Dans sa prise de position 45/2008 le Conseil de la presse avait estimé  qu’il était légitime d’utiliser le mot vol de données («Datenklau») puisqu’il n’appartenait pas au Conseil de la presse d’apprécier juridiquement les faits reprochés à Elmer. Il avait livré des données de clients à la plateforme Wikileaks. Dans sa prise de position 29/2012 le Conseil avait accepté les termes voleur («Dieb») et traître («Verräter»). Dans le cas présent le terme «voleur de données» a de nouveau été utilisé de manière familière, ce qui est admissible pour le Conseil de la presse. D’autant plus que «finews.ch» précise qu’Elmer lui-même estime avoir tenu le rôle de lanceur d'alertes (whistleblower). La même chose vaut pour le reproche de traître, qui par ailleurs n’était pas un nouveau reproche. «finews.ch» pouvait l’utiliser sans auditionner le plaignant.